La hernie cervicale (en référence au cou) est une répercussion directe de la sciatique du bras. Il en est de même pour la hernie discale (au niveau du dos). Généralement sans graves conséquences, il peut arriver que des complications soient parfois observées. Dans ce cas de figure, une prise en charge médicale rapide est la meilleure alternative. Diagnostic, causes et traitements, voici ce que vous devez savoir sur la hernie cervicale.

Qu’est-ce qu’une hernie cervicale et quelle est la différence avec une discopathie des cervicales ?

Encore appelée hernie discale cervicale, la hernie cervicale est une rare dérivée de la hernie discale que l’on retrouve dans une zone de la colonne vertébrale localisée dans le cou. Les cervicales sont constituées de 7 vertèbres réparties « verticalement » entre les vertèbres thoraciques et la tête. En d’autres termes, on parle de hernie cervicale lorsqu’une partie du disque intervertébral (localisée entre les deux vertèbres cervicales) est anormalement sortie de son emplacement naturel. Ce qui est différent de la discopathie des cervicales, qui est un affaissement de la vertèbre. Le disque dans une discopathie des cervicales reste en place. Le disque intervertébral a pour rôle d’être un amortisseur. Ce sont en quelques sortes les pièces d’usure de la colonne.

Quelles en sont les causes ?

Trois principales causes peuvent être l’origine d’une hernie cervicale. La première est l’arthrose et les maladies rhumatismales. Ces pathologies affaiblissent l’articulation osseuse, choses conduisant plus vite à un glissement du disque intervertébral.

Ensuite, les chocs ou les traumatismes importants sont aussi fréquemment à l’origine de la hernie cervicale . Il s’agit généralement d’accidents de la route, de mauvaises chutes ou d’un coup du lapin. Toutefois, les causes peuvent également être chroniques. Dans ce registre, on compte un certain nombre d’activités physiques, de mauvaises habitudes ou un mauvais maintien.

Les dernières causes probables de la hernie cervicale sont les anomalies génétiques de la colonne vertébrale et une faiblesse manifeste au niveau des muscles du cou. Il existe cependant de nombreux facteurs à risque susceptible d’être à l’origine de la hernie cervicale : obésité, prédispositions génétiques, diabète, tabagisme…

Les principaux symptômes de la hernie cervicale

La hernie cervicale est facilement reconnaissable à travers différents symptômes. Ces derniers ne sont bien évidemment pas les mêmes d’un sujet à un autre. Tout dépend de la racine nerveuse irritée ou comprimée et du disque touché par la hernie. À noter que dans la plupart des cas de hernies discales cervicales, le dysfonctionnement se situe entre les vertèbres cervicales C5/C6 et C6/C7.

Pour ce qui est des symptômes, il s’agit essentiellement :

  • de raideurs de la nuque
  • de cervicalgies (douleurs situées au niveau de la nuque)
  • de difficultés à fléchir ou tourner le cou
  • de paresthésies (douleurs lancinantes ou sensations de fourmillements au niveau du bras, de l’épaule et dans certains cas de la main)
  • de vertiges, migraines
  • de compressions axiales…

En présence d’un cas avancé de hernie cervicale, il est possible d’observer chez le sujet une paralysie partielle ou totale des jambes et/ou des bras. Néanmoins, un traitement chirurgical adapté de la hernie cervicale permettrait de remédier à la paralysie.

Comment est posé le diagnostic ?

La première étape du diagnostic est un examen clinique réalisé par un médecin généraliste ou par un rhumatologue. Il évaluera la souplesse du cou notamment à travers des radiographies du rachis cervical dans le but de détecter un éventuel pincement d’un ou de plusieurs disques. Il recherchera également la présence d’une arthrose cervicale. En cas de suspicion d’une hernie, le médecin se fiera aux résultats de l’IRM (Imagerie à Résonance Magnétique) de la zone cervicale afin de confirmer son diagnostic.

Quels traitements sont préconisés contre la hernie cervicale ?

Le traitement médical

Comme précisé plus haut, la majorité des cas de hernie cervicale sont sans gravité (90 %). La guérison s’observe donc généralement de manière spontanée. Ainsi, l’unique traitement en vigueur vise à amoindrir les effets des différents symptômes. Niveau médicaments, se sont essentiellement des antalgiques, des anti-inflammatoires et des myorelaxants (pour décontracter le muscle) qui sont prescrits. En complément, il est possible que des exercices de kinésithérapie soient préconisés afin de renforcer les muscles du cou et éloigner une éventuelle récidive.

 Le traitement chirurgical

On y a recours lorsque les signes sont plus graves (douleurs intenses, paralysie). De ce fait, il est possible de passer par la case opération afin d’éviter que l’impact sur les nerfs ne soit irréversible. Bien évidemment, cette alternative n’est envisagée que lorsque le traitement médical est inefficace. L’intervention se pratique sous anesthésie générale et dure selon la méthode entre 45 minutes et 2 heures. Une fois le disque défectueux retiré de la cavité, il convient de soit le remplacer par une prothèse artificielle, soit par une greffe osseuse.

En ce qui concerne les préconisations post-opératoires, le patient est susceptible de porter une minerve, il suivra une convalescence de 6 semaines et devra éviter de porter des charges lourdes. Même dans le cas d’une intervention chirurgicale, des séances de kinésithérapie seront requises afin d’éloigner des risques de récidive.

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